Dimanche 6 août 2006
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Merci pour vos encouragements.
Le pèlerin vous salue bien
Par Jora
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Jeudi 24 août 2006
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Repos à Issy l'Evèque
Le passage du Morvan m'a quelque peu fatigué je dirai même plus, très fatigué. Mais pas de regrets les paysages sont magnifiques on en prend plein la vue et le coeur avec les rencontres toujours très sympatiques.
Petit problème : la semelle de ma chaussure gauche c'est décollée et l'on m'a fait une réparation provisoire (merci Michel) le temps de retrouver un magasin Décathlon sur le chemin (mais c'est pas la porte à côté, peut-être Vichy ou Clermont, je vais devoir dévier mon itinéraire) et pouvoir échanger mes chaussures. Je verrai bien si la garantie fonctionne. Il est anormal que cela arrive après 600km.
Merci aussi au gîte d'accueil des pèlerins à Issy l'Evèque où j'ai pu reprendre un peu de forces pour la suite. Je m'y suis bien reposé.
Merci à la mairie d'Issy qui m'a laisser utiliser le net pour donner des nouvelles
Bisou à tous et je pense à vous tous qui m'avez aidé aussi bien avant que durant mon chemin
Par Jora
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Mercredi 6 décembre 2006
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10:53
Je n'ai pas envoyé toutes les cartes postales promises, mille excuses. En voilà une pour tous ceux que j'ai "oubliés". Je sais que ça ne remplacera jamais celle que le facteur vous apporte. Mais bon ! comme dirait quelqu'un que j'apprécie beaucoup.
Par Jora
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Mardi 6 mars 2007
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21:49
Choix de la période de départ
Pourquoi être parti en juillet depuis chez moi, Téting sur Nied. Tout simplement parce que sachant le camino encombré durant la période estivale,
j'ai préféré arriver sur le camino Frances début octobre, période plus calme.
Cliquez sur le graphique pour toutes les statistiques 2005. (2006 est en cours)
Mon itinéraire prévu au départ étant : Téting sur Nied, Vézelay, St-Jean Pied de
Port, Santiago, Cap Finisterre. J'avais compté 100 jours pour y arriver. Mais en route j'ai bifurqué à Vézelay pour passer par le Puy en Velay. Ce
qui a rallongé le chemin de quelques km et quelques jours. Entre Téting sur Nied et Vézelay puis sur les GR13 et GR3 jusqu'au Puy je n'ai rencontré
personne. J'étais le seul "pèlerin" sur ce chemin durant cette fin de mois de juillet jusqu'au 7 septembre, jour de mon arrivée au Puy. A partir
d'Apinac (3 étapes avant le Puy) nous étions 2 puis 3 à partir de Vorey. C'est au Puy en Velay que l'affluence commence. Certains gites étaient complets en septembre et je peux facilement
m'imaginer ce que cela pouvait être en juillet et août. Je n'étais plus seul. Tout compte fait je n'étais jamais vraiment seul avant le Puy, j'ai toujours rencontré des personnes sur mon chemin,
habitants des villages, promeneurs, touristes, campeurs, chasseurs, paysans... qui m'aidaient qui par un verre d'eau, qui par repas, une boite de thon, du pain... d'autres pour des renseignements
précieux ... Ca n'était pas la grande foule mais cela suffisait pour ne pas se sentir isolé du monde. Ca me plaisait. J'y étais bien en tant qu'unique pèlerin.
Je n'ai pas connu la grande foule, comme il se raconte, surtout en été, où les pèlerins se lèvent à 3heures du matin pour courir après le gite suivant pour espérer un couchage.
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La préparation
Bien sûr qu'il faut un minimum de préparation. Je faisais pas mal de vtt et la marche n'était pas ce que j'appréciais le plus comme sport. Trop ennuyeux croyais-je,
pas assez de sensations. J'avais même envisagé un moment de faire ce chemin en vtt. Bien m'en a pris de le faire à pied. C'est après l'avoir fait que je me dis qu'il aurait été impensable de vivre
ce chemin sur un vélo. Sans cette communion entre les marcheurs de tout bord. Sans ce temps qu'on se donne. J'ai fait quelques marches avant de partir, sans vraiment forcer. Deux ou trois fois des
distances de 30 km, et quelques unes qui se comptent sur les doigts d'une main de 20 à 25km, d'autre également de 10 à 20 km. Et puis un test grandeur nature avec sac à dos et couchage à
l'extérieur sur 2 jours. J'ai vu en chemin des personnes bien préparées (pour certains qui se préparaient depuis plus d'un an et qui s'arrêtent pour cause de tendinite). Le seul conseil que je
puisse donner c'est : savoir écouter son corps, ne pas trop le pousser, boire beaucoup (de l'eau bien sûr, mais une petite bière de temps à autre ne tue personne), marcher à son rythme même
si au bout de quelques semaines votre esprit pense qu'il a gagné sur votre corps. Celui-ci vous le fera sentir lorsqu'il dépasse ses limites. Combien de pèlerins ont pleuré leur pèlerinage stoppé
ou rendu très difficile par cette vacherie de tendinite qui ne prévient que lorsqu'il est trop tard. Faut se préparer c'est sûr, mais ça n'est pas un championnat du monde, faut juste arriver au
bout : Santiago.
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Le sac à dos, grande question !
Que dois-je emmener avec moi ? Que ce qui est nécessaire moins ce qui n'est pas nécessaire dans le nécessaire et c'est encore de trop !
pour certains un sac de 20 kg ne pose pas de problème, pour d'autres 7 ou 8 kg c'est une torture. Et puis
faut aussi savoir pour combien de temps l'on part et à quelle période. Si c'est pour une semaine ou deux par an, pour ceux qui font le pèlerinage en plusieurs étapes la question sera moins
importante que pour ceux qui partent pour un, deux, trois mois voire plus. Mon sac pesait de 12 à 13 kg au départ selon l'approvisionnement en nourriture et eau et puis j'ai réduit son
contenu pour être sous la barre des 10 kg, ce que je trouvais encore trop lourd. En plus ce que je portais sur moi avoisinait les 4 kg, donc un total de 16 à 17kg que mes genoux encaissaient à
chaque pas. Je me suis débarrassé de mon matériel de camping à Figeac après plus de 1100 km. Les nuits en gite me reviendront plus chères mais mes genoux m'ont dit merci, et puis le contact avec
les pèlerins devenait plus riche en cuisinant ensemble et en partageant les repas... Pour ceux qui ont des problèmes sérieux et ne peuvent porter que le nécessaire pour la nourriture quotidienne il
existe le portage des sacs d'étape en étape, qui bien sûr a un coût (>8€ par jour)
De toute façon on emmène toujours ses peurs avec soi (certaines pharmacies personnelles pèsent plus d'un kg) et on s'en débarrasse au fur et à mesure. Surtout ne
jamais oublier que le chemin de St. Jacques en France comme en Espagne n'est pas au milieu d'un désert. On trouve de tout en chemin même si ça n'est pas aujourd'hui ce sera demain. Revenir à
l'essentiel sans le superflu on s'en aperçois après quelques semaines de marche. Certains ne prennent pas de tartines sans beurre le matin et bien certains jours on tartine de la vache qui rit et
ça va aussi.
Les chaussures
Quelles chaussures choisir pour ce long périple ?
Difficile à dire. Durant ces 2500 km j'ai usé 2 paires de chaussures LOWA rénégade achetées chez décathlon
.
La première a
lachée au bout de 700km la seconde avec les mêmes symptômes : décollement de la semelle après 1500km. On
m'avait pourtant vanté la qualité de ces chaussures et j'ai pas hésité à les acheter 149€. Côté confort c'est une merveille : des pantoufles. Vraiment rien à redire. Par contre 2 fois le même
problème de décollement de la semelle à l'avant, doit y avoir un hic quelque part dans la conception. Par contre la garantie a fonctionné. Mes deux paires on été remplacées par des neuves. Pas eu
de soucis pour la première achetée chez Décathlon Forbach et remplacée chez Décathlon Clermont Ferrand. Par contre à Forbach après mon retour on m'a bien dit que c'était la dernière fois
qu'on me les remplace. Cause mauvais entretien du cuir. Eh oui j'aurai du emmener le nécessaire d'entretien : brosse, cirage spécifique pour gore-tex. C'est pas vraiment à quoi en pense quand
on fait un si long périple n'est-ce pas pèlerins ? poids oblige.
Quelqu'un
aurait-il rencontré le même problème ?
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Mes guêtres de fortune
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700km
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réparation de fortune
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guêtres sachet plastique
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Et me voilà reparti de Clermont-Ferrand le 1 er septembre 2006 avec de nouvelles chaussures de la même marque (Lowa
rénégade) et des guêtres marque décathlon.
A partir de ce moment mes pieds étaient toujours au sec quel que soit le temps. Le gore-tex était efficace.
J'utilisai également les guêtres par beau temps (sans serrer le haut) pour éviter les cailloux agaçants qui vous obligent à enlever vos chaussures.
Important aussi pour l'entretien de la chaussure c'est d'enlever chaque soir (et aux arrêts intermédiaires) la semelle pour séchage intérieur et la laisser
respirer.
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Autre déconvenue avec ces chaussures. Courrier reçu le 13/06/07
Bonjour JORA57.
J'ai également les même chaussures que vous et je suis sur ma 2ème paire suite à échange standart pour cause de semelle qui se décolle
tout comme vous. Je suis convaincu qu'il y a un gros problème de qualité sur ce modèle car je porte ces chaussures quotidiennement sans faire de fantaisie avec. Ma deuxième paire commence à
présenter le même symptôme. Je suis vraiment déçu par ce modèle me faisant dire que je ne rachèterai pas LOWA à l'avenir. Made in USA laissait supposer qualité mais là je dois dire qu'avec du
made in CHINA je n'ai jamais eu ce problème.
Je vous autorise a mettre une copie de ce mail en ligne de façon que les internautes visitant votre site soit au courant de cela.
PS : j'ai eu un autre modèle de LOWA précédement mais elle ont fait correctement leur temps. C'est vraiment ce modèle qui pose problème.
Kerbed.
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Les étapes
Chacun marche à son rythme et la distance qui lui convient. A trop vouloir suivre les autres on casse son rythme, gare aux tendinites (ce qui ne veut pas dire qu'il
faut marcher en solitaire, loin de là, le camino est un chemin fait de rencontres et il y en a bien une ou plusieurs qui ont le même rythme que vous), et il est aussi agréable de se retrouver le
soir autour d'un même plat et d'une table conviviale avec celui, celle, ou ceux qui vous ont accompagnés à un moment de la journée. L'idéal serai de s'arrêter lorsque le corps dit stop au gré
de sa forme. Oui mais les gites ne se déplaçant pas, c'est donc lui qui commande l'arrêt, à moins d'une totale autonomie, mais le camping sauvage n'est pas à la porté de tout le monde. En Espagne,
en France c'est interdit. Je l'ai fait quelques fois tout de même en France. En dehors du chemin "officiel" c'est à dire entre Téting et le Puy en Velay je m'adressais souvent aux mairies qui très
gentiment m'octroyaient un emplacement communal où je pouvais camper ou dormir. J'ai toujours été bien accueilli.
Entre 20 et 30 km par jour c'est une moyenne acceptable par notre corps. Pour ma part c'était un peu plus de 23 km/jour pendant 104 jours de marche sur les 115 qu'a duré mon périple.
Argagnon-Sauvelade en France : 10 km étant l'étape la plus courte et Fromista-Calzadilla en Espagne: 38 km la plus longue
Par Jora
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