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Amis de Saint Jacques de Compostelle en région Lorraine
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claudineper@yahoo.fr
tél. 03 83 62 98 39


Vice Président Moselle
M. Gilbert COTTE à Rémilly
Tél. 03 87 64 61 07


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Texte Libre

Entre le matin et le soir il y a le chemin
De terre, de roc, de pierres rangées, de feuilles mortes, de boue, de sable ou de silex, entre le matin et le soir, il y a le chemin
Ce chemin est obsédant. Il griffe le dos des collines pelées, paresse au creux des bocages, coupe droit les paysages en deux. Mais ce n'est pas cela qui compte. Ce qui compte, c'est qu'il mène à St. Jacques et qu'à St Jacques vous saurez quelque chose de plus sur vous même. Comme si, usant vos pieds dans les ornières, vous usiez aussi le viel homme que vous étiez.
Au bout du chemin, purifié, racheté, vous serez quelqu'un d'autre- qui serez vous donc?
Le texte ci-dessus, extrait de "priez pour nous à Compostelle" de Barret/Gurgand me fait penser que ce chemin je dois le faire et qu'il me donnera plus que je ne vais y laisser.

Rencontres

          Esther Catalogne        Sylvio Quebec               Anna Nouvelle-Zélande
Nicolas à Argagnon extraordinaire joueur de banjo (entre autres)

Excellent  joueur de guitare et chanteur de tango
Marcello (hospitalier à Corcubion)

Me rappelle plus de vos prénom mais est-ce si grave que ça ?



Claudine, Yan et Iris
Josiane (Andorre) Yan (Belgique), Frédéric  (Ardèche, le plus beau pays du monde)
Rencontre en cours de route
Le Gers bien représenté par de bons vivants




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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /2007 10:46
Chers amis ultreïstes
Va falloir archiver, supprimer, réorganiser les articles pour être plus fonctionnel donc ordonner, ce qui n'est pas mon fort. Eh oui je vais être obligé de restructurer ce blog. Mais j'y arriverai, je suerai à grosses gouttes, dormirai deux heures par nuit, travaillerai d'arrache pied, arracherai mes cheveux, rongerai mes ongles, userai mes yeux sur l'écran (noir de mes nuits blanches où je me fais du cinéma) et le bout de mes doigts sur le clavier... bon, oui c'est pas tout a fait le top et suis pas félé à ce point, faut pas exagérer non plus. C'est un projet, et il faut quand même que je m'y attèle serieusement ces prochains temps pour réorganiser ce meli-melo et où il est difficile de se retrouver. Et puis j'ai encore des photos à insérer, surtout celle des rencontres en cours de chemin. Si vous avez des conseils, surtout n'hésitez pas je suis preneur.

Joachim


Par Jora - Publié dans : le retour
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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /2007 13:07

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Par Jora - Publié dans : insolite
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /2007 20:47
Par Jora - Publié dans : le retour
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 16:59
Pendant plus de 100 jours j'ai vécu entre parenthèse, égoïstement  sûrement, où chaque jour vous apporte quelque chose de nouveau. Pas le temps de s'ennuyer, je marche, pense, découvre, aime, prie, rit, pleure, chante, cuisine, mange, lave, dort, me réveille, mange, range et porte mon sac à dos, marche, pense... vis le chemin. Je vis une vie parallèle jusqu'à en oublier la réalité que j'ai quitté et que je redécouvre aujourd'hui peut-être sous un jour nouveau. Oui ces 116 jours sont une parenthèse dans la vie de tous les jours mais oh combien enrichissants dont je ne mesure pas encore tous les effets. Les portes de la parenthèse se sont ouvertes très grandes et refermées si rapidement que j'ai du mal à poser le pied dans cette réalité. Pas grave. Le rêve était si beau et le restera et cela ne me dérange pas le moins du monde d'y faire des incursions de temps à autre en fermant les yeux. J'y vois une Véronique pas si mécanique que ça et qui a de la chance à la loterie de la vie, un Stephan au coeur tendre, un Yan plein de vie et qui ne demande qu'à la vivre, une Maryline que j'ai blessée et qui est allée au bout du chemin, des papillons qui nous indiquent le chemin, un padre Frédéric avec qui j'ai souvent marché et beaucoup parlé et qui m'a rassuré, une Mercedes et un Antonio dont la montre c'est heureusement cassée et qui continuerons l'année prochaine, une Bodil et un Christian avec qui j'ai aimé discuter, un Sylvio qui en savait des choses sur les énergies...des Jacques, Majo, Bernadette, Claudie, Jean-Louis, Françoise, Maurice, Joelle, un Nico avec lequel les retrouvailles à Santiago étaient émouvantes, une Aurelia mystérieuse qui aime les bons mets, Sylvie, Amélie, Boby et sa poule de luxe, Nicole, Serge, Josiane, Jean-Pierre, Ester, Jean, Stephanie, Ziv et sa musique, et tant d'autres...Des cathédrales grandioses, des retables couverts de l'or des incas, Des Saint Jacques  de toutes les tailles et de toutes les couleurs, des églises très sobres et des chapelles dans lesquelles j'aimais me recueuillir ou méditer, des anges que l'on rencontre d'autres qui vous accompagnent, des ponts petits et grands, des rivières, des montagnes, des vallées, des maisons toutes différentes en pierre en galet en brique en torchis, le soleil, la pluie, le brouillard, le vent, des éoliennes par centaines, des chemins qui n'en finissent pas, des lessives quotidiennes, des repas en commun ou seul, des bocadillos, des tortillas, des cañas accompagnés de tapas, des cafés con leche ou solo, des rires, des pleurs, des bonheurs, des signes que l'on voit ou croit voir ou plutôt qu'on prend le temps de voir et qui vous sont personnels, de longues discussions, des sacs qu'on range et qu'on vide, des lits superposés ou côte côte, des bouchons pour les oreilles, des sachets plastique qu'on froisse et qui vous réveillent, des gens sympas qui vous offrent à boire à manger et parfois vous hébergent, des musiciens, des ampoules aux pieds, des tendinites qui vous laissent sur le carreau, des embrassades, des adieux, des messes, des chants grégoriens, des musées, des moutons, des chèvres, vaches, des horéos, le froid, le chaud, des nuits à côté de cimetières, au camping, en gîtes propres et moins propres, des refroidissements, des indigestions, de grosses fatigues, des plaines immenses, des forêts d'eucalyptus entièrement dévastées par le feu, et des histoires d'hommes et de femmes, des retrouvailles sur la place de la cathédrale à Santiago et enfin le bout de la terre, la fumée des habits qui brûlent et qui vous piquent la gorge... Le quotidien du camino, la vie vécue au quotidien.  Je suis entré dans ce rêve qui ne c'est pas déroulé comme je me l'imaginais. Tout ce que j'y ai vécu me semble encore si irréel mais je sais que je l'ai vécu. Les rencontres ont été si belles, j'y ai gagné des amitiés et perdu d'autres avec beaucoup de peine et de regrets. C'est la vie, peut-être entre parenthèse, mais oh combien réelle tout de même.

J'étais au bout de la terre et il faisait très très beau.
Coucher de soleil sur le Cap Finisterre
Vue depuis l'albergue San Roque de Corcubiòn (a recommander)

Merci à vous pèlerins et rencontres au hasard de mon chemin vers le champ des étoiles, à vous qui m'avez accompagné par la pensée, vous qui m'avez aidé à me préparer. Merci à vous qui m'avez donné de l'eau ou de quoi manger quand je n'avais pas suffisamment de provisions. Merci à vous qui m'avez invité pour un repas, donné la possibilité de m'abriter d'une averse ou m'avez hébergé pour la nuit. Merci à mes proches et amis et pardon de vous avoir "oubliés" pendant ma route.
J'espère n'avoir oublié personne !
Voilà la vie normale reprend son cours mais le sera-t-elle encore, "normale" ?



Par Jora - Publié dans : le retour
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