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Amis de Saint Jacques de Compostelle en région Lorraine
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Présidente
Claudine PERRI
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tél. 03 83 62 98 39


Vice Président Moselle
M. Gilbert COTTE à Rémilly
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Présentation

  • : de Téting sur Nied à Saint Jacques de Compostelle
  • de Téting sur Nied à Saint Jacques de Compostelle
  • : Voyages
  • : Préparation et pèlerinage vers saint jacques de Compostelle, itinéraire par vézelay par la via-lemovicensis en passant par vaucouleurs, colombey les deux eglises, saint jean pied de port, pampelune, leone
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Texte Libre

Entre le matin et le soir il y a le chemin
De terre, de roc, de pierres rangées, de feuilles mortes, de boue, de sable ou de silex, entre le matin et le soir, il y a le chemin
Ce chemin est obsédant. Il griffe le dos des collines pelées, paresse au creux des bocages, coupe droit les paysages en deux. Mais ce n'est pas cela qui compte. Ce qui compte, c'est qu'il mène à St. Jacques et qu'à St Jacques vous saurez quelque chose de plus sur vous même. Comme si, usant vos pieds dans les ornières, vous usiez aussi le viel homme que vous étiez.
Au bout du chemin, purifié, racheté, vous serez quelqu'un d'autre- qui serez vous donc?
Le texte ci-dessus, extrait de "priez pour nous à Compostelle" de Barret/Gurgand me fait penser que ce chemin je dois le faire et qu'il me donnera plus que je ne vais y laisser.

Rencontres

          Esther Catalogne        Sylvio Quebec               Anna Nouvelle-Zélande
Nicolas à Argagnon extraordinaire joueur de banjo (entre autres)

Excellent  joueur de guitare et chanteur de tango
Marcello (hospitalier à Corcubion)

Me rappelle plus de vos prénom mais est-ce si grave que ça ?



Claudine, Yan et Iris
Josiane (Andorre) Yan (Belgique), Frédéric  (Ardèche, le plus beau pays du monde)
Rencontre en cours de route
Le Gers bien représenté par de bons vivants




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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 23:28

Deux semaines sous un soleil radieux entre le 23 janvier et le 06 février. Enfin presque. Le dernier jour de rando une pluie continue sur 4 heures en descendant vers Molinaseca et Ponferrada. Mais pas de quoi me faire oublier les jours passés dans la Meseta.
Un retour sur ce chemin que j'avais encore en tête depuis octobre 2006, mais les étapes successives n'étaient plus à la bonne place. Voila, tout est rentré dans l'ordre depuis cette escapade hivernale de Burgos à Ponferrada. J'y vois plus clair.
Je n'ai pas fait exactement le chemin que j'avais emprunté lors de mon "pélerinage", ni utilsé les mêmes auberges mais chaque pas refixait les images de ce chemin dans ma mémoire, j'ai même "osé" quitter les flèches pour me "perdre" dans de superbes paysages.
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Itinéraire

Burgos - Hornillos del Camino
Hornillos del Camino - Castrojeriz
Castrojeriz - Fromista
Fromista - Carrion de los Condes
Carrion de los Condes - Calzadilla de la Cueza
Calzadilla de la Cueza - Sahagun
Train de Sahagun à Léon
Leon  - Villar de Mazarife
Villar de Mazarife - San Ibanez de Valdiglesias
San Ibanez de Valdiglesias - Santa Catalina
Santa Catalina - Foncedabon
Foncedabon - Ponferrada
Retour vers Villar de Mazarife en train pour travaux dans le gite de Jesus (2 jours)
Villar de Mazarife : travaux dans l'auberge de Jesus Garcia

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Pratiquement tous les gites utilisés étaient "chauffés". Par chauffage j'entend possibilité de dormir avec un sac de couchage d'été avec au minimum 1 couvertures dans le meilleur des cas. Il y avait des couvertures dans tous les gites. Des couvertures plus ou moins réchauffantes. La seule auberge non chauffée était celle de San Ibanez de Valdiglesias. L'hospitalier, "Hercules" italien d'origine, m'avait mit un radiateur à disposition. Mais même avec ce radiateur le froid était dans les murs et les deux couvertures que je pensais être suffisantes m'ont fait passer une nuit un peu fraiche. Mais bon pas grave, la chaleur du service qu'offrait Hercules m'a fait oublier que nous étions en hiver :
Diner ou Cena : Une bière en attendant les pastas accompagnées d'une sauce délicieuse de sa composition, puis uevos à la pizzaïolo, salade au vinaigre balsamique de modène, en postre un lait caillé fabrication maison, café, un alcool, vin, et puis surtout la verve, la bonne humeur, le courage de cet italien hors du commun dans cette cuisine, seule pièce chauffée de l'auberge par une cuisinière à bois et charbon. Il est là depuis un an et a donné un grand coup de fraîcheur à cette auberge en repeingnant toutes les chambres qui en avaient bien besoin.

Voici un témoignage d'un pèlerin, Alain pour ne pas le nommer, qui m'a écrit pour me raconter son chemin sur une semaine en Castille-Leon en janvier. Rien à rajouter tout y est dit :

Une petite semaine sur le camino en hiver , par curiosité et aussi comme un petit défi ! par curiosité pour la rudesse du climat continental, y-a-t-il des pélerins en janvier  ?... oui , surement..., j'imaginais des nordiques , ou des allemands , des autrichiens super bien équipés ; j'imaginais le camino en hiver comme une espèce de retour aux sources du cheminement pur et un peu dur , en dehors de cette ambiance "club med" du reste de l'année,  j'imaginais la campagne enneigée, un vent glacial mais aussi du ciel bleu parce que j'ai toujours tendance à être optimiste. j'espérais qu'il ferait assez froid pour ne pas avoir de pluie ( de la neige au pire ), et pour que le sol soit gelé et non boueux....
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  La plus grosse  surprise : c'est le mois des coréens , ils ont des vacances sans doute à ce moment là et sont complètement surpris , même un peu désorientés par plusieurs choses : ils sont tous seuls sur le chemin,  rencontrent exceptionnellement d' autres pélerins ,  ils tombent des nues en apprenant qu'en hiver il y a de fortes chances d'avoir pluie , neige froid ...etc . j'en ai rencontré 2 , j'ai lu des témoignages d'autres dans les auberges , c'était vraiment stupéfiant ces coréens , coréennes plutot jeunes plus ou moins en perdition sur le camino francès...
 
  La météo : coup de bol énorme , pratiquement pas de nuages , du soleil , du ciel bleu un petit vent frais dans le dos entre Burgos et Castrojeriz. t° de 0° la nuit à 10° ou 12° le jour , sauf qu'en plein soleil à l'abri du vent il était bien souvent possible de pique-niquer en pull sans être obligé de se réfugier dans un café.
 
  Les auberges : une auberge ouverte au moins tous les 20km. Les auberges sont un peu chauffées mais vu qu'il n'y a que très peu de pélerins les couvertures sont en nombre bien suffisant. Il y a parfois des hospitaliers batisseurs qui rénovent les lieux. On n'est pas viré du lit le matin ( sauf 1 exception ), on peu partir quand la t° devient plus clémente dehors, ce qui est bien agréable... par contre une chose  importante à noter : dans les petits villages ( Hornillos , Hontanas , Calzadilla de la Cueza... etc ) si l'auberge est ouverte, ce n'est pas le cas de l'épicerie ni du bar du coin . Il faut donc prévoir un peu la nourriture et les ptit-dej. Un mini réchaud camping gaz a été bien utile aussi.
 
   Une autre curiosité : sur le camino en hiver , on est tout sauf incognito ! Par exemple , quand on arrive dans un bar, on te dit "ah , je savais que tu allais passer, qlq t'a vu à tel endroit il y a 2 jours", ou bien  "oui , le coréen habillé en noir est passé , il a mangé là sur le banc et il a continué jusqu'à Carrion puisque tout est fermé jusque là !". Les gens du cru "surveillent "  d'un oeil bienveillant ces pérégrinos qui cheminent même en hiver maintenant.
Les paysans en tracteur ont l'air vigilant aussi en cas de brouillard (apparement très fréquent) envers ces tarés inconscients qui se perdent dans les champs...
 
  Ouf , il n' y avait du grand ciel bleu, pas de boue, pas de pluie, pas de brouillard, que du bonheur ! mais ça, c'est fait !  
  Je ne pense pas repartir en hiver, plutot le printemps ou l'automne comme d'hab... et encore que ...







Par Jora
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 13:20

Après deux nouvelles expériences
cette année (2007) sur le Camino del Norte en mai et entre Santiago-Muxia et Fisterra en septembre  j'ai pu améliorer le contenu de mon sac à dos, tout au moins l'alléger aux alentours de 8 kg avec les provisions de la journée. Ce qui est largement suffisant.

Pour Porter

1 sac à dos (1450 g)
1 protège sac (130g)

Pour dormir
1 sac de couchage duvet léger (550g)
1 drap soie (sac à viande chez décathlon 24€, la forme droite et non pas sarcophage pour pouvoir bouger les jambes) (140g)
1 T-shirt + caleçon coton (pas nécessaire si on dort nu dans son drap de soie ou avec les vêtements du lendemain)

Pour marcher
1 paire de chaussures de repos (500g)
1 paire de chaussettes de marche type cool-max, j'ai beaucoup apprécié les chaussettes de marque Falke achetées en Allemagne (60g)
1 paire de guêtres (courtes)

Pour se vêtir et se protéger
2 slips (1 slip suffit si short avec slip) (120g)
1 maillot de corps synthétique (90g)
1 T-shirt en synthétique (100% polyester) (130g)
1 sweat-shirt en tissu polaire (370g)
1 veste imperméable respirante (340g)
1 couverture de survie (pas vraiment nécessaire)
1 parapluie ou pancho * (350g)

Pour laver et se laver et les commodités
2 rasoirs à main jetable (20g)
1 savon dans une boite plastique légère (s'utilise pour se laver cheveux, se raser, laver son linge) (100g)
1 tube de pâte dentifrice (si tube vide brosser un ou plusieurs jours sans dentifrice, ça ne gâtera pas vos dents) (50g)
1 brosse à dents (20g)
1 trousse de toilette (sac congélation à fermeture zip) (10g)
1 serviettes de toilette fibre légère (90g)
1 gant de toilette fibres légères (qu'on trouve au vieux campeur) (20g)
papier toilette (deux, trois mètres suffisent, j'en prenais chaque fois que je pouvais dans un wc quelconque ou au bistrot) (20g)
1 corde à linge (30g)
10 épingles de sureté moins encombrant que les pinces à linge (5g)

Pour se soigner
2 sortes de Compeed (talon et orteils)
1 genouillères (si nécessaire) (j'en avais 2 cette année mes genoux ne s'arrangent pas)
1 tube de crème anti-frottements
1 tube de crème anti-démangeaisons (vidé au 3/4)
1 crème anti-inflammations (acheter sur place si nécessaire)
1 crème biafine (vidé au trois-quart)
1 tire-tique
médicaments personnels

Pour voyager
1 crédencial ou passeport du pèlerin
carte d'identité
cartes de crédit
chèques (pour la pérégrination France)

Pour vivre le chemin

1 guide du camino (125g)

1 carnet de note (100g)
1 stylo (10g)
1 crayon à mine (10g)

Pour manger et boire
1 couteau avec tire-bouchon (50g)
1 cuillère (15g)
1 fouchette (15g)
Les provisions pour la journée (toujours se renseigner sur la possibilité de trouver un commerce ou bar (en Espagne) pour éviter de porter du superflu (300 à 500g)
1 boite style tuperware d'un demi litre permet de récuperer des restes pour le lendemain midi ou se faire une petite salade. (60g)
1 Petite boite sel poivre (40g)

1 quart (50g)

Divers
1 briquet (10g)
1 lampe frontale (lampe led  avec les piles. Plus de 100 heures de fonctionnement)
acheter piles de rechange en cours de route quand ce sera le moment  (80g)  
1 chargeur pour batterie appareil photo
1 nécessaire de couture (5g)
divers sacs de rangement (sachet plastique du commerce, très bruyant si l'on prépare son sac quand les autres dorment, donc préparer le sac avant de se coucher, Sinon des sacs en coton mais plus lourd, ce qui n'évite pas de préparer son sac avant de se coucher)
1 teléphone portable si vous y tenez, sinon une carte france télécom qu'on peut utiliser dans le monde entier, et n'importe quel téléphone fixe ou portable.

Sur moi
1 pantalon de randonnée (s'utilisant en short ou pantalon)
1 sac banane (papier, app, photo...)
1 appareil photo numérique (145g)
1 bouteille 1/2 litre d'eau (ou 3/4 l à remplir systématiquement dès que possible et surtout penser à boire)
1 chemise
1 paire de lunette (je n'avais pas la nécessité de lunettes de soleil grâce au chapeau)
1 tube de crème solaire (100g)
2 bâtons (500g)
1 paire de chaussures marche (protection gore tex) (1250g)
1 chapeau

* Bonnes idées vues sur le chemin
1 pareo (voile de coton très léger qui permet de s'isoler de certains matelas ou oreillers qui ne sont plus de première fraicheur. A utiliser également pour se rendre à la douche, peu de crochets pour les vêtements)
ou 1 voile d'hivernage qu'on découpe à la taille d'un lit qui est aussi une protection contre le froid (que je testerai en mai prochain sur le camino del norte) (très léger 50g)
Parapluie ou poncho ?
Pour ma part j'ai utilisé un parapluie à la place du poncho

Avantage : pas de transpiration. J'ai trouvé une astuce pour l'utiliser sans le tenir à la main et utiliser mes bâtons.
Inconvénient : Par gros temps le vent empêche l'ouverture du parapluie, mais pas grave la veste imperméable peut sauver ce qu'il reste à sauver sur le haut du corps
Avantage du pancho : sert aussi d'isolant au sol pour une sieste dans les prés


Par Jora - Publié dans : Le sac à dos
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 22:01

l'Association des Amis de Saint-Jacques-de- Compostelle-Région-Lorraine délivre votre  CREDENCIAL au prix de 2 euros pour les adhérents ou 5 euros pour les non-adhérents, auprès d'un membre du Conseil d'Administration. voir liens ICI




Par Jora - Publié dans : La préparation
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 21:49

Choix de la période de départ
Pourquoi être parti en juillet depuis chez moi, Téting sur Nied. Tout simplement parce que sachant le camino encombré durant la période estivale, j'ai préféré arriver sur le camino Francés début octobre, période plus calme.

Cliquez sur le graphique pour toutes les statistiques 2005. (2006 est en cours)

Mon itinéraire prévu au départ étant : Téting sur Nied, Vézelay, St-Jean Pied de Port, Santiago, Cap Finisterre. J'avais compté 100 jours pour y arriver. Mais en route j'ai bifurqué à Vézelay pour passer par le Puy en Velay. Ce qui a rallongé le chemin de quelques km et quelques jours. Entre Téting sur Nied et Vézelay puis sur les GR13 et GR3 jusqu'au Puy je n'ai rencontré personne. J'étais le seul "pèlerin" sur ce chemin durant cette fin de mois de juillet jusqu'au 7 septembre, jour de mon arrivée au Puy. A partir d'Apinac (3 étapes avant le Puy) nous étions 2 puis 3 à partir de Vorey. C'est au Puy en Velay que l'affluence commence. Certains gites étaient complets en septembre et je peux facilement m'imaginer ce que cela pouvait être en juillet et août. Je n'étais plus seul. Tout compte fait je n'étais jamais vraiment seul avant le Puy, j'ai toujours rencontré des personnes sur mon chemin, habitants des villages, promeneurs, touristes, campeurs, chasseurs, paysans... qui m'aidaient qui par un verre d'eau, qui par repas, une boite de thon, du pain... d'autres pour des renseignements précieux ... Ca n'était pas la grande foule mais cela suffisait pour ne pas se sentir isolé du monde. Ca me plaisait. J'y étais bien en tant qu'unique pèlerin.
Je n'ai pas connu la grande foule, comme il se raconte, surtout en été, où les pèlerins se lèvent à 3heures du matin pour courir après le gite suivant pour espérer un couchage.



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La préparation
 

Bien sûr qu'il faut un minimum de préparation. Je faisais pas mal de vtt et la marche n'était pas ce que j'appréciais le plus comme sport. Trop ennuyeux croyais-je, pas assez de sensations. J'avais même envisagé un moment de faire ce chemin en vtt. Bien m'en a pris de le faire à pied. C'est après l'avoir fait que je me dis qu'il aurait été impensable de vivre ce chemin sur un vélo. Sans cette communion entre les marcheurs de tout bord. Sans ce temps qu'on se donne. J'ai fait quelques marches avant de partir, sans vraiment forcer. Deux ou trois fois des distances de 30 km, et quelques unes qui se comptent sur les doigts d'une main de 20 à 25km, d'autre également de 10 à 20 km. Et puis un test grandeur nature avec sac à dos et couchage à l'extérieur sur 2 jours. J'ai vu en chemin des personnes bien préparées (pour certains qui se préparaient depuis plus d'un an et qui s'arrêtent pour cause de tendinite). Le seul conseil que je puisse donner c'est : savoir écouter son corps, ne pas trop le pousser, boire beaucoup (de l'eau bien sûr, mais une petite bière de temps à autre ne tue personne),  marcher à son rythme même si au bout de quelques semaines votre esprit pense qu'il a gagné sur votre corps. Celui-ci vous le fera sentir lorsqu'il dépasse ses limites. Combien de pèlerins ont pleuré leur pèlerinage stoppé ou rendu très difficile par cette vacherie de tendinite qui ne prévient que lorsqu'il est trop tard. Faut se préparer c'est sûr, mais ça n'est pas un championnat du monde, faut juste arriver au bout : Santiago.

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Le sac à dos, grande question !

Que dois-je emmener avec moi ? Que ce qui est nécessaire moins ce qui n'est pas nécessaire dans le nécessaire et c'est encore de trop !

pour certains un sac de 20 kg ne pose pas de problème, pour d'autres 7 ou 8 kg c'est une torture. Et puis faut aussi savoir pour combien de temps l'on part et à quelle période. Si c'est pour une semaine ou deux par an, pour ceux qui font le pèlerinage en plusieurs étapes la question sera moins importante que pour ceux qui partent pour un, deux, trois mois voire plus.  Mon sac pesait de 12 à 13 kg au départ selon l'approvisionnement en nourriture et eau et puis j'ai réduit son contenu pour être sous la barre des 10 kg, ce que je trouvais encore trop lourd. En plus ce que je portais sur moi avoisinait les 4 kg, donc un total de 16 à 17kg que mes genoux encaissaient à chaque pas. Je me suis débarrassé de mon matériel de camping à Figeac après plus de 1100 km. Les nuits en gite me reviendront plus chères mais mes genoux m'ont dit merci, et puis le contact avec les pèlerins devenait plus riche en cuisinant ensemble et en partageant les repas... Pour ceux qui ont des problèmes sérieux et ne peuvent porter que le nécessaire pour la nourriture quotidienne il existe le portage des sacs d'étape en étape, qui bien sûr a un coût (>8€ par jour)
De toute façon on emmène toujours ses peurs avec soi (certaines pharmacies personnelles pèsent plus d'un kg) et on s'en débarrasse au fur et à mesure. Surtout ne jamais oublier que le chemin de St. Jacques en France comme en Espagne n'est pas au milieu d'un désert. On trouve de tout en chemin même si ça n'est pas aujourd'hui ce sera demain. Revenir à l'essentiel sans le superflu on s'en aperçois après quelques semaines de marche. Certains ne prennent pas de tartines sans beurre le matin et bien certains jours on tartine de la vache qui rit et ça va aussi.

voir le contenu de mon sac à dos

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Les chaussures

Quelles chaussures choisir pour ce long périple ?

Difficile à dire. Durant ces 2500 km j'ai usé 2 paires de chaussures LOWA rénégade achetées chez décathlon .

La première a lachée au bout de 700km la seconde avec les mêmes symptômes : décollement de la semelle après 1500km. On m'avait pourtant vanté la qualité de ces chaussures et j'ai pas hésité à les acheter 149€. Côté confort c'est une merveille : des pantoufles. Vraiment rien à redire. Par contre 2 fois le même problème de décollement de la semelle à l'avant, doit y avoir un hic quelque part dans la conception. Par contre la garantie a fonctionné. Mes deux paires on été remplacées par des neuves. Pas eu de soucis pour la première achetée chez Décathlon Forbach et remplacée chez  Décathlon Clermont Ferrand. Par contre à Forbach après mon retour on m'a bien dit que c'était la dernière fois qu'on me les remplace. Cause  mauvais entretien du cuir. Eh oui j'aurai du emmener le nécessaire d'entretien : brosse, cirage spécifique pour gore-tex. C'est pas vraiment à quoi en pense quand on fait un si long périple n'est-ce pas pèlerins ? poids oblige.

Quelqu'un aurait-il rencontré le même problème ?


 Mes guêtres de fortune
 700km   réparation de fortune
 guêtres sachet plastique


Et me voilà reparti de Clermont-Ferrand le 1 er septembre 2006 avec de nouvelles chaussures de la même marque (Lowa rénégade) et des guêtres marque décathlon.
A partir de ce moment mes pieds étaient toujours au sec quel que soit le temps. Le gore-tex était efficace.
J'utilisai également les guêtres par beau  temps (sans serrer le haut) pour éviter les cailloux agaçants qui vous obligent à enlever vos chaussures.
Important aussi pour l'entretien de la chaussure c'est d'enlever chaque soir (et aux arrêts intermédiaires) la semelle pour séchage intérieur et la  laisser respirer.


Autre déconvenue avec ces chaussures. Courrier reçu le 13/06/07

Bonjour JORA57.

J'ai également les même chaussures que vous et je suis sur ma 2ème paire suite à échange standart pour cause de semelle qui se décolle tout comme vous. Je suis convaincu qu'il y a un gros problème de qualité sur ce modèle car je porte ces chaussures quotidiennement sans faire de fantaisie avec. Ma deuxième paire commence à présenter le même symptôme. Je suis vraiment déçu par ce modèle me faisant dire que je ne rachèterai pas LOWA à l'avenir. Made in USA laissait supposer qualité mais là je dois dire qu'avec du made in CHINA je n'ai jamais eu ce problème.
Je vous autorise a mettre une copie de ce mail en ligne de façon que les internautes visitant votre site soit au courant de cela.
PS : j'ai eu un autre modèle de LOWA précédement mais elle ont fait correctement leur temps. C'est vraiment ce modèle qui pose problème.
Kerbed.

 

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Les étapes

Chacun marche à son rythme et la distance qui lui convient. A trop vouloir suivre les autres on casse son rythme, gare aux tendinites (ce qui ne veut pas dire qu'il faut marcher en solitaire, loin de là, le camino est un chemin fait de rencontres et il y en a bien une ou plusieurs qui ont le même rythme que vous), et il est aussi agréable de se retrouver le soir autour d'un même plat et d'une table conviviale avec celui, celle, ou ceux qui vous ont accompagnés à  un moment de la journée. L'idéal serai de s'arrêter lorsque le corps dit stop au gré de sa forme. Oui mais les gites ne se déplaçant pas, c'est donc lui qui commande l'arrêt, à moins d'une totale autonomie, mais le camping sauvage n'est pas à la porté de tout le monde. En Espagne, en France c'est interdit. Je l'ai fait quelques fois tout de même en France. En dehors du chemin "officiel" c'est à dire entre Téting et le Puy en Velay je m'adressais souvent aux mairies qui très gentiment m'octroyaient un emplacement communal où je pouvais camper ou dormir. J'ai toujours été bien accueilli.
Entre 20 et 30 km par jour c'est une moyenne acceptable par notre corps. Pour ma part c'était un peu plus de 23 km/jour pendant 104 jours de marche sur les 115 qu'a duré mon périple. Argagnon-Sauvelade en France : 10 km étant l'étape la plus courte et Fromista-Calzadilla en Espagne: 38 km la plus longue

Par Jora - Publié dans : Mon chemin
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