Mon chemin vers le Champ des Etoiles

Entre le matin et le soir il y a le chemin
De terre, de roc, de pierres rangées, de feuilles mortes, de boue, de sable ou de silex, entre le matin et le soir, il y a le chemin
Ce chemin est obsédant. Il griffe le dos des collines pelées, paresse au creux des bocages, coupe droit les paysages en deux. Mais ce n'est pas cela qui compte. Ce qui compte, c'est qu'il mène à St. Jacques et qu'à St Jacques vous saurez quelque chose de plus sur vous même. Comme si, usant vos pieds dans les ornières, vous usiez aussi le viel homme que vous étiez.
Au bout du chemin, purifié, racheté, vous serez quelqu'un d'autre- qui serez vous donc?
Le texte ci-dessus, extrait de "priez pour nous à Compostelle" de Barret/Gurgand me fait penser que ce chemin je dois le faire et qu'il me donnera plus que je ne vais y laisser.

Rencontres





___________________________________________________________________________________________________________________________
Mardi 18 mars 2008
Qui était-il/elle ?
Qu'a-t-il/elle gagné ?
Et bien il gagne toute ma sympathie et des encouragements pour se rendre à St-Jacques quelque soit sa façon de s'y rendre et aussi des encouragements à s'égarer volontairement de temps à autre sur quelques chemins de traverse, quelques détours. Chemin qui sera le sien. Chemin qui le mènera en fin de compte à St-Jacques pour ressentir ce quelque chose d'unique qui vous prend aux trippes et vous serre la gorge à un certain moment, peut-être juste avant d'y arriver ou peut-être en y arrivant ou peut-être après, en laissant s'écouler des larmes de joie, de bonheur, pour cet "exploit" qu'on vient de réaliser et aussi
des larmes de tristesse parce que c'est la fin d'une expérience forte. Forte de rencontres avec les autres et avec soi-même. Forte de bonheur de découvertes quotidiennes. Forte de peine quand le moral est dans les chaussettes. Forte de joie quand ça va mieux. Forte de douleur plus ou moins grandes suivant les aléas de la santé...Forte en tous les sens du terme !

J'espère aussi que certains de mes articles même si c'est un peu le "bordel ambiant" ont servis à quelques-uns pour préparer leur voyage vers St-Jacques. J'ai eu quelques retours par mail et commentaires qui m'ont fait plaisir, donc pas inutile ce qui est écrit. Un peu d'autosatisfaction pourquoi pas !
Bon courage à tous ceux qui se le donne pour enfin réaliser leur rêve ! A un moment faut bien le prendre ce courage parce plus tard il sera peut-être trop tard.

                                                                                                Joachim

Un moment prticulier sur le chemin du nord Chez le Père Ernesto à Guemes
undefined
Jeudi 13 mars 2008
Preguntitas sobre Dios
Atahualpa Yupanqui 
Ecouter ICI

Un dia yo pregunté
Abuelo, donde está Dios ?.
Mi abuelo se puso triste,
  Y nada me respondió.

Mi abuelo murio en los campos,
Sin rezo ni confesión.
Y lo enterraron los indios
flauta de caña y tambor.

Al tiempo yo pregunté
Padre, que sabes de Dios ?
Mi padre se puso serio
  Y nada me respondió.

Mi padre murio en la mina
Sin doctor ni protección.
Color de sangre minera
Tiene el oro del patrón.

Mi hermano vive en los montes
  Yno conoce una flor.
Sudor, malaria, serpientes,
Es la vida del leniador.

Y que nadie le pregunte
Si sabe donde está Dios.
Por su casa no ha pasado
Tan importante señor.

Yo canto por los caminos,
  Y cuando estoy en prisión
Oigo las voces del pueblo
Que canta mejor que yo.

Hay un asunto en la tierra
Mas importante que Dios.
Y es que nadie escupa sangre
Para que otro viva mejor.

Que Dios vela por los pobres ?
Tal vez si, y tal vez no .
Pero es seguro que almuerza
En la mesa del patron.
Un jour moi j’ai demandé :
Grand-père, où se trouve Dieu ?
Mon grand-père triste est devenu
Et ne m’a rien répondu.

Mon grand-père est mort dans les champs
Sans prière ni confession
Et les indiens l’ont enterré,
Flûte de roseau et tambour

Un peu plus tard j’ai demandé :
Père, que sais-tu de Dieu ?
Mon père grave est devenu
Et ne m’a rien répondu

Mon père est mort dans la mine
Sans docteur ni protection
La couleur du sang minier
  Est celle de l’or du patron.

Mon frère qui vit dans la forêt
Ne connaît pas la moindre fleur.
Malaria, serpents et sueur
Telle est la vie du bûcheron.

Et n’allez pas lui demander
S’il sait où se trouve Dieu.
Chez lui il n’est jamais passé
Un aussi important Monsieur.

Moi je chante par les chemins
Et quand je suis en prison
  Du peuple j’entends les voix
Qui chante mieux que moi.

Il est une affaire sur terre
Plus importante que Dieu.
Que personne ne crache le sang
Pour que d’autres vivent mieux.

Dieu veille-t-il sur les pauvres ?
Peut-être que oui, peut-être que non.
Mais il est sûr qu’il déjeune
  A la table du patron.
Jeudi 21 février 2008

Deux semaines sous un soleil radieux entre le 23 janvier et le 06 février. Enfin presque. Le dernier jour de rando une pluie continue sur 4 heures en descendant vers Molinaseca et Ponferrada. Mais pas de quoi me faire oublier les jours passés dans la Meseta.
Un retour sur ce chemin que j'avais encore en tête depuis octobre 2006, mais les étapes successives n'étaient plus à la bonne place. Voila, tout est rentré dans l'ordre depuis cette escapade hivernale de Burgos à Ponferrada. J'y vois plus clair.
Je n'ai pas fait exactement le chemin que j'avais emprunté lors de mon "pélerinage", ni utilsé les mêmes auberges mais chaque pas refixait les images de ce chemin dans ma mémoire, j'ai même "osé" quitter les flèches pour me "perdre" dans de superbes paysages.
undefined

Itinéraire

Burgos - Hornillos del Camino
Hornillos del Camino - Castrojeriz
Castrojeriz - Fromista
Fromista - Carrion de los Condes
Carrion de los Condes - Calzadilla de la Cueza
Calzadilla de la Cueza - Sahagun
Train de Sahagun à Léon
Leon  - Villar de Mazarife
Villar de Mazarife - San Ibanez de Valdiglesias
San Ibanez de Valdiglesias - Santa Catalina
Santa Catalina - Foncedabon
Foncedabon - Ponferrada
Retour vers Villar de Mazarife en train pour travaux dans le gite de Jesus (2 jours)
Villar de Mazarife : travaux dans l'auberge de Jesus Garcia

Villar de Mazarifeundefined
undefined undefined  
undefined undefined undefined  


Pratiquement tous les gites utilisés étaient "chauffés". Par chauffage j'entend possibilité de dormir avec un sac de couchage d'été avec au minimum 1 couvertures dans le meilleur des cas. Il y avait des couvertures dans tous les gites. Des couvertures plus ou moins réchauffantes. La seule auberge non chauffée était celle de San Ibanez de Valdiglesias. L'hospitalier, "Hercules" italien d'origine, m'avait mit un radiateur à disposition. Mais même avec ce radiateur le froid était dans les murs et les deux couvertures que je pensais être suffisantes m'ont fait passer une nuit un peu fraiche. Mais bon pas grave, la chaleur du service qu'offrait Hercules m'a fait oublier que nous étions en hiver :
Diner ou Cena : Une bière en attendant les pastas accompagnées d'une sauce délicieuse de sa composition, puis uevos à la pizzaïolo, salade au vinaigre balsamique de modène, en postre un lait caillé fabrication maison, café, un alcool, vin, et puis surtout la verve, la bonne humeur, le courage de cet italien hors du commun dans cette cuisine, seule pièce chauffée de l'auberge par une cuisinière à bois et charbon. Il est là depuis un an et a donné un grand coup de fraîcheur à cette auberge en repeingnant toutes les chambres qui en avaient bien besoin.

Voici un témoignage d'un pèlerin, Dominique pour ne pas le nommer, qui m'a écrit pour me raconter son chemin sur une semaine en Castille-Leon, à la même période que moi. Rien à rajouter tout y est dit :

Une petite semaine sur le camino en hiver , par curiosité et aussi comme un petit défi ! par curiosité pour la rudesse du climat continental, y-a-t-il des pélerins en janvier  ?... oui , surement..., j'imaginais des nordiques , ou des allemands , des autrichiens super bien équipés ; j'imaginais le camino en hiver comme une espèce de retour aux sources du cheminement pur et un peu dur , en dehors de cette ambiance "club med" du reste de l'année,  j'imaginais la campagne enneigée, un vent glacial mais aussi du ciel bleu parce que j'ai toujours tendance à être optimiste. j'espérais qu'il ferait assez froid pour ne pas avoir de pluie ( de la neige au pire ), et pour que le sol soit gelé et non boueux....
undefined
 
  La plus grosse  surprise : c'est le mois des coréens , ils ont des vacances sans doute à ce moment là et sont complètement surpris , même un peu désorientés par plusieurs choses : ils sont tous seuls sur le chemin,  rencontrent exceptionnellement d' autres pélerins ,  ils tombent des nues en apprenant qu'en hiver il y a de fortes chances d'avoir pluie , neige froid ...etc . j'en ai rencontré 2 , j'ai lu des témoignages d'autres dans les auberges , c'était vraiment stupéfiant ces coréens , coréennes plutot jeunes plus ou moins en perdition sur le camino francès...
 
  La météo : coup de bol énorme , pratiquement pas de nuages , du soleil , du ciel bleu un petit vent frais dans le dos entre Burgos et Castrojeriz. t° de 0° la nuit à 10° ou 12° le jour , sauf qu'en plein soleil à l'abri du vent il était bien souvent possible de pique-niquer en pull sans être obligé de se réfugier dans un café.
 
  Les auberges : une auberge ouverte au moins tous les 20km. Les auberges sont un peu chauffées mais vu qu'il n'y a que très peu de pélerins les couvertures sont en nombre bien suffisant. Il y a parfois des hospitaliers batisseurs qui rénovent les lieux. On n'est pas viré du lit le matin ( sauf 1 exception ), on peu partir quand la t° devient plus clémente dehors, ce qui est bien agréable... par contre une chose  importante à noter : dans les petits villages ( Hornillos , Hontanas , Calzadilla de la Cueza... etc ) si l'auberge est ouverte, ce n'est pas le cas de l'épicerie ni du bar du coin . Il faut donc prévoir un peu la nourriture et les ptit-dej. Un mini réchaud camping gaz a été bien utile aussi.
 
   Une autre curiosité : sur le camino en hiver , on est tout sauf incognito ! Par exemple , quand on arrive dans un bar, on te dit "ah , je savais que tu allais passer, qlq t'a vu à tel endroit il y a 2 jours", ou bien  "oui , le coréen habillé en noir est passé , il a mangé là sur le banc et il a continué jusqu'à Carrion puisque tout est fermé jusque là !". Les gens du cru "surveillent "  d'un oeil bienveillant ces pérégrinos qui cheminent même en hiver maintenant.
Les paysans en tracteur ont l'air vigilant aussi en cas de brouillard (apparement très fréquent) envers ces tarés inconscients qui se perdent dans les champs...
 
  Ouf , il n' y avait du grand ciel bleu, pas de boue, pas de pluie, pas de brouillard, que du bonheur ! mais ça, c'est fait !  
  Je ne pense pas repartir en hiver, plutot le printemps ou l'automne comme d'hab... et encore que ..... si la météo à 10 jours annonce un magnifique anticyclone sur la Castilla y Léon... hummmm... inch'allah !....







Mercredi 27 juin 2007

Après deux nouvelles expériences
cette année (2007) sur le Camino del Norte en mai et entre Santiago-Muxia et Fisterra en septembre  j'ai pu améliorer le contenu de mon sac à dos, tout au moins l'alléger aux alentours de 8 kg avec les provisions de la journée. Ce qui est largement suffisant.

Pour Porter

1 sac à dos (1450 g)
1 protège sac (130g)

Pour dormir
1 sac de couchage duvet léger (550g)
1 drap soie (sac à viande chez décathlon 24€, la forme droite et non pas sarcophage pour pouvoir bouger les jambes) (140g)
1 T-shirt + caleçon coton (pas nécessaire si on dort nu dans son drap de soie ou avec les vêtements du lendemain)

Pour marcher
1 paire de chaussures de repos (500g)
1 paire de chaussettes de marche type cool-max, j'ai beaucoup apprécié les chaussettes de marque Falke achetées en Allemagne (60g)
1 paire de guêtres (courtes)

Pour se vêtir et se protéger
2 slips (1 slip suffit si short avec slip) (120g)
1 maillot de corps synthétique (90g)
1 T-shirt en synthétique (100% polyester) (130g)
1 sweat-shirt en tissu polaire (370g)
1 veste imperméable respirante (340g)
1 couverture de survie (pas vraiment nécessaire)
1 parapluie ou pancho * (350g)

Pour laver et se laver et les commodités
2 rasoirs à main jetable (20g)
1 savon dans une boite plastique légère (s'utilise pour se laver cheveux, se raser, laver son linge) (100g)
1 tube de pâte dentifrice (si tube vide brosser un ou plusieurs jours sans dentifrice, ça ne gâtera pas vos dents) (50g)
1 brosse à dents (20g)
1 trousse de toilette (sac congélation à fermeture zip) (10g)
1 serviettes de toilette fibre légère (90g)
1 gant de toilette fibres légères (qu'on trouve au vieux campeur) (20g)
papier toilette (deux, trois mètres suffisent, j'en prenais chaque fois que je pouvais dans un wc quelconque ou au bistrot) (20g)
1 corde à linge (30g)
10 épingles de sureté moins encombrant que les pinces à linge (5g)

Pour se soigner
2 sortes de Compeed (talon et orteils)
1 genouillères (si nécessaire) (j'en avais 2 cette année mes genoux ne s'arrangent pas)
1 tube de crème anti-frottements
1 tube de crème anti-démangeaisons (vidé au 3/4)
1 crème anti-inflammations (acheter sur place si nécessaire)
1 crème biafine (vidé au trois-quart)
1 tire-tique
médicaments personnels

Pour voyager
1 crédencial ou passeport du pèlerin
carte d'identité
cartes de crédit
chèques (pour la pérégrination France)

Pour vivre le chemin

1 guide du camino (125g)

1 carnet de note (100g)
1 stylo (10g)
1 crayon à mine (10g)

Pour manger et boire
1 couteau avec tire-bouchon (50g)
1 cuillère (15g)
1 fouchette (15g)
Les provisions pour la journée (toujours se renseigner sur la possibilité de trouver un commerce ou bar (en Espagne) pour éviter de porter du superflu (300 à 500g)
1 boite style tuperware d'un demi litre permet de récuperer des restes pour le lendemain midi ou se faire une petite salade. (60g)
1 Petite boite sel poivre (40g)

1 quart (50g)

Divers
1 briquet (10g)
1 lampe frontale (lampe led  avec les piles. Plus de 100 heures de fonctionnement)
acheter piles de rechange en cours de route quand ce sera le moment  (80g)  
1 chargeur pour batterie appareil photo
1 nécessaire de couture (5g)
divers sacs de rangement (sachet plastique du commerce, très bruyant si l'on prépare son sac quand les autres dorment, donc préparer le sac avant de se coucher, Sinon des sacs en coton mais plus lourd, ce qui n'évite pas de préparer son sac avant de se coucher)
1 teléphone portable si vous y tenez, sinon une carte france télécom qu'on peut utiliser dans le monde entier, et n'importe quel téléphone fixe ou portable.

Sur moi
1 pantalon de randonnée (s'utilisant en short ou pantalon)
1 sac banane (papier, app, photo...)
1 appareil photo numérique (145g)
1 bouteille 1/2 litre d'eau (ou 3/4 l à remplir systématiquement dès que possible et surtout penser à boire)
1 chemise
1 paire de lunette (je n'avais pas la nécessité de lunettes de soleil grâce au chapeau)
1 tube de crème solaire (100g)
2 bâtons (500g)
1 paire de chaussures marche (protection gore tex) (1250g)
1 chapeau

* Bonnes idées vues sur le chemin
1 pareo (voile de coton très léger qui permet de s'isoler de certains matelas ou oreillers qui ne sont plus de première fraicheur. A utiliser également pour se rendre à la douche, peu de crochets pour les vêtements)
ou 1 voile d'hivernage qu'on découpe à la taille d'un lit qui est aussi une protection contre le froid (que je testerai en mai prochain sur le camino del norte) (très léger 50g)
Parapluie ou poncho ?
Pour ma part j'ai utilisé un parapluie à la place du poncho

Avantage : pas de transpiration. J'ai trouvé une astuce pour l'utiliser sans le tenir à la main et utiliser mes bâtons.
Inconvénient : Par gros temps le vent empêche l'ouverture du parapluie, mais pas grave la veste imperméable peut sauver ce qu'il reste à sauver sur le haut du corps
Avantage du pancho : sert aussi d'isolant au sol pour une sieste dans les prés


adresses utiles

Amis de Saint Jacques de Compostelle en région Lorraine
6 rue de la République
54200 Toul

Présidente
Claudine PERRI
claudineper@yahoo.fr
tél. 03 83 62 98 39


Vice Président Moselle
M. Gilbert COTTE à Rémilly
Tél. 03 87 64 61 07


Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Images aléatoires

  • : de Téting sur Nied à Saint Jacques de Compostelle
  • monchemin
  • : Voyages
  • : Préparation et pèlerinage vers saint jacques de Compostelle, itinéraire par vézelay par la via-lemovicensis en passant par vaucouleurs, colombey les deux eglises, saint jean pied de port, pampelune, leone
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus